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Intensité, émotion et partage pour les deux équipes Shimano sur les 24h Vélo

Les six gagnants du concours 24h Vélo Shimano encadrés par les deux ambassadeurs de la marque ont bouclé leur tour d’horloge au Mans sans le moindre incident. Au-delà d’une aventure humaine enrichissante, ils ont même joué les premiers rôles. Retour sur une épreuve inoubliable.

Quelques heures après la fin des 24h Vélo Shimano du Mans sur le célèbre circuit Bugatti, les souvenirs sont encore frais mais teintés de fatigue et d’émotion pour les deux équipes des gagnants du concours organisé au printemps et engagées par Shimano France. L‘équipe féminine a surpris tout son monde en prenant la seconde place au classement final dans sa catégorie. Une belle performance, même si ce n’était pas l’objectif de l’opération et que l’idée était d’abord de réunir des pratiquants purement amateurs autour d’un projet commun. Ainsi que de leur faire découvrir par la même occasion un équipement matériel et vestimentaire auquel ils n’auraient pas forcément eu accès autrement, et d’une logistique professionnelle. Avec son cadre exceptionnel et son format presque unique (500 équipe et plus de 2700 concurrents), l’épreuve des 24h Vélo Shimano sur le circuit Bugatti au Mans se prêtait parfaitement à l’expérience.

Les trois femmes et trois hommes sélectionnés et encadrés par Juliette Landon et par l’ancien professionnel Jérémy Roy sont unanimes : ils ont envie de se revoir, de participer à des week-ends ensemble, voire de reprendre le départ de l’épreuve. Un bilan positif souligné par l’enthousiasme de Fabienne Olivier, 47 ans : « Comment ne pas être ravie d’une telle expérience ? J’ai côtoyé le monde du vélo de l’intérieur pour une expérience inoubliable, moi qui en rêve depuis mon enfance. J’ai rencontré des gens passionnés, dévoués, heureux. Le refaire ? C’est prévu ! » Jérémy Godet, 30 ans, prend la roue de Fabienne et parle « d’une équipe parfaitement soudée pour ce genre d’épreuve. Nous allons essayer de nous revoir et de faire quelques week-ends de vélo, car ça serait sympa de se retrouver ensemble. »

Le calme avant la tempête...

Un équipement à la hauteur

Évidemment, grâce à leur matériel Shimano Ultegra neuf et au soutien de Shimano France, les six gagnants du concours n’ont connu aucun problème dans ce domaine au cours de leur préparation ou pendant les 24 heures intenses de l’épreuve. Pour Hervé Mouillet, 51 ans, « La fiabilité des produits Shimano n'est plus à  prouver et tout a fonctionné comme sur des roulettes. Mon groupe Di2 et les équipements fournis m’ont donné entière satisfaction. »

Groupe Shimano Ultegra Di2 8050

Seuls Rosalie Beliard, 23 ans, et Louis Mariotti, 26 ans, ont eu quelques réglages de freins et de dérailleurs à faire peaufiner par l’équipe technique avant le départ. L’occasion de rappeler qu‘un bon matériel n‘est d’ailleurs pas dispensé d’un entretien régulier, et que des opérations de maintenance en respectant les recommandations du constructeur chez un Shimano Service Center sont efficaces.

Passage à l'assistance Shimano Service Center pour les réglages de dernière minute

Sans improvisation

Venus des quatre coins de la France, les six coureurs ne s’étaient pas revus depuis leur premier contact fin mai. Mais tous se sont préparés avec sérieux. « J’ai enchainé les sorties longues ou courtes avec des intensités, commence Hervé. J’ai réduit la dernière semaine, mais peut-être en ai-je un peu trop fait… » Jérémy quant à lui estime être arrivé « très en forme, après avoir participé à des courses en France et en Suisse pour monter progressivement en puissance. » Louis, le troisième homme, avait choisi une autre approche : « J’ai suivi les plans d’entrainement conseillés par notre ambassadeur Jérémy Roy, mais j’ai aussi voyagé à vélo en effectuant 1000 km en neuf jours pendant l’été. Cependant, j’étais tout de même inquiet car je me suis entaillé le doigt en début de semaine, et j’avais peur que les  points de suture me pénalisent. » 

Chez les femmes, Fabienne estime être arrivée aussi en « super forme, après avoir essuyé un petit passage à vide début juin. Mais les conseils de Jérémy Roy ont été précieux pour me remettre sur la bonne voie. » Pluridisciplinaire, Rosalie, s’est elle aussi blessée sur le marathon du mont Blanc fin juin. « Mais par chance je n’ai ressenti aucune douleur sur le vélo, reprend-elle. J’ai profité de la fin de mes examens au début de l’été pour pouvoir rouler plus, et arriver ainsi en forme pour l’échéance. » Différentes façons d’aborder le rendez-vous sur le circuit du Mans qui n’ont pas entamé l’unité des deux équipes, grâce à l’expérience et à la préparation en amont du staff Shimano. « Bien qu’occupés par leur propre stand de réparation destinés à tous les concurrents, les gens de chez Shimano nous ont bien chouchoutés, reprend Hervé. Notre venue était bien préparée, et nous avions une loge au-dessus des paddocks qui nous était réservée. » Rosalie apporte plus de précisions : « Pendant l’épreuve nous avions une superbe loge, avec une grande table conviviale, des frigos, une petite salle de bain et des lits de camp pour se reposer. Évidemment c’est vite devenu un joyeux bazar avec du matériel partout, mais peu importe : c’était notre petite collocation et on était content de s’y sentir comme chez soi. » 

Des relais courts

Chloé Lasseron, 34 ans, enfonce le clou : « La loge nous a vraiment aidés à rester au frais pendant la journée et au chaud la nuit, et nous avons ainsi bien pu récupérer entre chacun de nos relais. » Tout est relatif cependant, car l’une des difficultés majeures de l’épreuve reste la gestion du sommeil. Et tous ont en commun d’avoir très peu fermé l’œil pendant 24 heures. Rosalie nous en donne la raison : « Avec les filles nous avions planifié des relais d’1h30 le jour et de 2h la nuit. Mais après notre premier relais, nous avons tout de suite compris que les deux heures seraient beaucoup trop longues la nuit. Nous sommes donc restées sur des relais d’1h30 environ. » 

Même chose au sein de l’équipe des quatre hommes, où « Jérémy Roy nous avait envoyé un questionnaire que l'on devait remplir chacun de notre côté avec nos idées pour l’organisation des relais » précise Jérémy. « Et finalement il a été décidé que notre ambassadeur fasse les deux premières heures, puis que nous enchainions ensuite chacun des relais d’1h30 environ, reprend Hervé. Donc, nous avons tous eu l’occasion de rouler de nuit. Pour ma part, cela a été les meilleurs relais, plus grisants et il faisait surtout plus frais pour rouler. En revanche, les ombres des autres coureurs étaient un peu déroutantes au début. » « J’ai pris quelques minutes à m’habituer car les perceptions sont différentes notamment dans les virages, reprend Louis. Sur l’un d’entre eux je me suis retrouvé dans les vibreurs car j’avais mal évalué les distances. Mais après m’être habitué, je me suis éclaté, certains moments sont même grisants. C’est d’ailleurs de nuit que j’ai réalisé mon meilleur relais. » Seule Chloé n’en garde pas un souvenir inoubliable : « La nuit, c'était un peu compliqué. La piste n’était pas très bien éclairée, et avec les ombres c'était parfois un peu dur de savoir ou étaient les autres cyclistes. »

Un vrai défi sportif

Se relayer à quatre coureurs par équipe pendant 24 h sur un circuit exposé au vent, à la chaleur, et face à des formations parfois très expérimentées représente un vrai défi sportif. Pour Jérémy : « J’ai trouvé que c'était une course exigeante, très usante et fatigante. Il est très dur de se reposer dans ce genre d'épreuve mais c’est à faire au moins une fois dans sa vie. Ça forge le mental ! » « C’était une expérience éprouvante mais inoubliable, selon Louis. Pour moi rouler à des allures aussi rapides, c’était une première. » Du côté des femmes, on oublie la difficulté pour s’intéresser au côté bucolique de certaines situations. « J’ai eu la chance de rouler lors du coucher de soleil, c’était magique, précise Rosalie. Je suis partie quand il faisait jour et puis j’ai dû retirer mes lunettes car je ne voyais plus rien pour la dernière demi-heure. Les couleurs étaient splendides. » Même émerveillement pour Fabienne : « Mon plus grand plaisir a été d’apercevoir les premières lueurs du jour au sommet de la bosse du virage Dunlop, où j’ai d’ailleurs été surprise du nombre de spectateurs, même en pleine nuit. » 

Le bilan est donc largement positif pour les six gagnants de ce concours, qui n’attendent que de se revoir. « J’espère vraiment qu’on se recroisera et qu’on aura l’occasion de faire d’autres événements ensemble car c’était une team parfaitement équilibrée, tant au niveau des personnalités que des défauts et qualités sur le vélo, conclue Rosalie. Et puis comme chacun habite aux quatre coins de la France, ce serait l’occasion de découvrir d’autres coins de l’Hexagone. Dans tous les cas : merci Shimano ! » Louis va même plus loin et se lance dans une proposition intéressante : « Il y avait une très bonne cohésion dans les deux équipes, entre nous et avec les deux ambassadeurs Juliette Landon et Jérémy Roy. Pourquoi ne pas refaire cette course à huit en équipe mixte ? » Chiche !

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