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Pédales et chaussures Shimano : un mariage essentiel

Plus que sur toute autre partie du vélo, la bonne liaison entre les pédales et les chaussures est fondamentale à la transmission de l’énergie déployée par le cycliste, quel que soit son niveau de pratique. Avec ses pédales à large surface d’appui et ses chaussures haut de gamme S-Phyre, Shimano allie confort et efficacité maximale, même sur de longues distances comme sur l’Etape du Tour.

Une ergonomie respectée

Les pédales Shimano sont aujourd’hui reconnues pour ces deux qualités principales, auxquelles elles ajoutent une large plage de réglage du pied sur la pédale et une fiabilité à toute épreuve. Notamment grâce à leurs roulements bien espacés pour répartir la charge, et de qualité Shimano. Toutes les pédales de la marque sont compatibles avec les trois types de cales proposées avec des fixations à trois trous : les rouges pour un contact fixe entre la semelle de la chaussure et la pédale, les bleues pour une liberté angulaire et latérale de 3° et les jaunes avec 6°.

C’est idéal pour une personnalisation du contact avec la pédale : avec une interface complètement fixe il y a moins de perte de rendement à chaque coup de pédale, mais une légère liberté limite certaines contraintes musculaires ou articulaires. « J’ai essayé les trois types de cales, et si je me sens parfaitement bien maintenu avec les cales rouges, c’est avec les cales jaunes que je me sens le plus à l’aise en montagne où je grimpe fréquemment en danseuse, commence le grimpeur David Polveroni, 34e de l’Etape du Tour et ancien vainqueur de la Haute-Route. En effet, je ressens le besoin de faire pivoter très légèrement mes pieds lorsque je me dresse sur les pédales, ce que permettent ces cales avec une liberté de 6°. »

Une fabrication complexe

Les différentes pédales Shimano se différencient par l’épaisseur de leur corps (en composite pour les Dura-Ace et les Ultegra) et par la distance entre la surface d’appui et l’axe. Les Dura-Ace sont les pédales qui rapprochent le plus le pied de l’axe, ce qui favorise un pédalage plus rond et plus naturel. Surtout en montagne où la cadence de pédalage est plus faible qu’en plaine. « Avec les pédales Dura-Ace, je me sens faire corps avec mon vélo, reprend David Polveroni, comme par exemple dans le col des Glières où j’ai monté plutôt en force avec un braquet de 39x28. » Une proximité qu’apprécie également Juliette Landon, 46eféminine sur l’Etape du Tour : « la large surface d’appui et le corps fin de la pédale Dura-Ace procurent d’excellentes sensations de puissance en pédalant. J’ai vraiment l’impression d’optimiser mon effort au maximum. » Concilier une faible distance entre la surface d’appui et l’axe de la pédale et une grande rigidité du corps ne se révèle pas simple en termes de fabrication, ce qui explique les niveaux de gamme entre les pédales de la marque.

Néanmoins, nous parlons là de quelques dixièmes de millimètres seulement, tout en sachant qu’une hauteur plus importante entre la chaussure et la pédale peut au contraire favoriser les cadences de pédalage plus élevées, en facilitant le passage du point mort haut du cycle de pédalage. « Moi qui roule beaucoup en tout-terrain, les pédales Ultegra me conviennent parfaitement pour la route et ce ne sont pas les 16 g de différence de poids qui font la différence, précise Paul Foulonneau, qui n’a pas terminé l’Etape du Tour au lendemain d’une participation à la difficile MB Race VTT. Avec le système SPD-SL de Shimano, j’apprécie d’abord la stabilité des cales à la marche, qui limitent les risques de glisser lorsqu’on évolue à côté du vélo. En plus les petits patins latéraux protègent la partie de la cale réellement dévolue à l’enclenchement, ce qui permet de conserver les cales en bon état plus longtemps. »

Une semelle inflexible

S’ils n’adoptent pas tout à fait le même style de pédalage, nos trois témoins s’accordent sur la rigidité inflexible de la semelle en carbone des chaussures S-Phyre. Au sein de la gamme Shimano, très riche en modèles pour tous les types de pratique, le modèle S-Phyre RC9 possède une semelle à l’indice de rigidité de 12 sur 12, malgré là encore un positionnement du pied très proche de la surface d’appui de la pédale, ce qui a été rendu possible en supprimant la semelle intermédiaire lors de la construction. « Ce qui surprend en tout premier lieu est l’absence de bords rigides lorsqu’on enfile la chaussure, poursuit David Polveroni. Il s’agit d’une tige directement liée à la semelle carbone, avec un cuir synthétique léger et qui épouse le pied, mais qui n’est pas étirable à la traction. Le chaussant est enveloppant, et lorsqu’on manipule les deux molettes Boa qui assurent un serrage millimétrique, la tige vient enserrer progressivement le pied pour le maintenir fermement sans points de pression. Je trouve ainsi les S-Phyre très confortables malgré la rigidité de leur semelle. »

Paul Foulonneau retrouve quant à lui exactement le même chaussant et les mêmes sensations qu’avec les S-Phyre XC9 qu’il utilise pour le VTT : « Le maintien est excellent même dans les phases de traction, et le transfert de puissance est optimal dans les phases de poussée. Les S-Phyre sont aussi parmi les seules chaussures du marché à offrir une semelle intérieure avec un soutien de voûte plantaire personnalisable, ce qui peut s’avérer suffisant dans certains cas pour répartir la pression et éviter les problèmes de stase veineuse, responsables de la plupart des échauffements. »

Juliette Landon met là encore en avant la rigidité de la semelle « pour transmettre la force que j’exerce sur les pédales », précise-t-elle, mais elle insiste également sur les petits détails qui font des chaussures S-Phyre des modèles très haut de gamme : « au niveau du chaussant, l’avantage se situe au niveau du tendon d'Achille, avec un bon maintien grâce au tissu conçu spécialement pour éviter les glissements. Le système de serrage est très précis et permet d'ajuster rapidement si besoin au cours d'une sortie. Enfin, je note l’avantage du talon de marche remplaçable, qui protège la semelle carbone et assure la stabilité à la marche. Il peut être changé pour que les chaussures retrouvent leur aspect neuf. » Une dernière qualité pointée également par David Polveroni : «  je trouve les S-Phyre faciles à nettoyer et à entretenir, grâce à la tige en cuir synthétique en microfibres Teijin Avail. Pour moi qui roule presque tous les jours et par tous les temps, c’est important. »

Une efficacité à toute épreuve

L’ensemble formé par les pédales Dura-Ace ou Ultegra et les chaussures S-Phyre est très haut de gamme, puisqu’il est aussi bien éprouvé par des coureurs professionnels comme Tom Dumoulin que par des cyclosportifs aguerris. Au-delà des bénéfices apportés par le système SPD-SL, tous louent le rendement de l’interface entre les pédales et les chaussures, ainsi que son confort et sa fiabilité. S’il existe des modèles de pédales et de chaussures plus abordables, il ne faut pas oublier que l’efficacité apportée par cette combinaison est sensible quel que soit le niveau de pratique. Car elle se traduit aussi par plus d’économie gestuelle, et donc une meilleure endurance sur de longues distances. Tout le monde peut donc profiter de cette liaison parfaite, que ce soit pour la performance ou pour le plaisir.